Camille Guinet

Les montagnes, les rivières et tous les êtres sont concrets. Ayant endroit et envers, incliné et profil, union et séparation, loin et près, intérieur et extérieur, le vide et le plein, la coupure et la continuité, la nuance, le dépouillement, l’élégance et l’illusoire. C’est l’état concret de la vitalité de la nature.

En faisant apparaître des images de montagnes, de rivières et de tous les êtres qui ont l’embryon et les os, ouverture et fermeture, le corps et l’utilité, la forme et la puissance, la courbe et la droite, l’accroupissement et le saut, la dissimulation, le débordement, l’élévation, la grandeur, la majesté, l’abrupt, le sommet singulier, l’escarpé, les manifestant tous comme l’expression vivante pleine de joie de vivre !

Extrait de réflexions sur la peinture du moine concombre sauvage